Pour s’adonner à sa passion d’entomologiste, un citadin se rend dans le désert et ne peut rejoindre la ville en fin de journée. En lui offrant l’hospitalité, des villageois lui tendent un piège : il se retrouve l’hôte perpétuel d’une femme vivant au fond d’un gouffre de sable. Le danger d’ensevelissement les contraint chaque jour à déblayer le sebla, et chaque jour, le sable s’immisce davantage, dans les vêtements, dans le corps, dans l’eau, dans l’esprit.
L’auteur installe un long face à face entre les deux êtres. Qui est le plus borné ? L’homme occidentalisé ou la femme dans sa caverne de sable ? PAssant d’abord par la révolte et l’abattement, nous assistons à la lente transformation du captif à mesure que le temps passe.
rédigé par Lydie Prioul, le 3 décembre 2009