Traduit de l’anglais par Jean-Pierre Aoustin.
Janvier 2004.
23 €
L’anecdote selon laquelle lors de son arrivée sur le sol français Oscar Wilde aurait dit aux douaniers que la seule chose qu’il avait à déclarer était son amour pour la France est à l’origine du titre de ce recueil d’essais de Julian Barnes. Cet auteur britannique est un francophile éclairé et les lecteurs le lui rendent bien (il a obtenu le Prix Medicis essai pour Le Perroquet de Flaubert, le Prix Femina Etranger pour son roman Love, etc. en 1992).
Lorqu’il évoque la France, Barnes ne se limite pas à la cuisine et à la Provence comme nombre de ses compatriotes. Il est reconnu comme l’un des grands spécialistes de Flaubert (qu’il défend becs et à ongles) ; l’essai consacré à Justin, un des personnages secondaires de Madame Bovary, est simplement remarquable. Il nous explique son amour de la chanson française et plus particulièrement celui qu’il porte à Vian ou Brel. Il alimente également la polémique très Nouvelle Vague : Truffaut ou Godard ?
Le plaisir de lire ces essais tient au fait que Julian Barnes par le de tous et de toutes avec une grande tendresse teintée d’un humour anglais typique.
rédigé par Aude Samarut, le 19 septembre 2007