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Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes russes Shteyngart,Gary
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Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes russes
Gary Shteyngart
Points
Traduit de l’américain par Sophie Brunet et Michelle Herpe-Volinsky 8,00 €
Après des études dans une université prestigieuse, Vladimir Grishkin, 25 ans, s’ennuie ferme dans les bureaux new-yorkais de l’association Emma Lazarus où il aide les immigrants russes à s’intégrer dans la société américaine. Arrivés il y a douze ans aux Etats-Unis, ses parents ont réussi : son père est un médecin à la comptabilité pas très orthodoxe et sa mère est une femme d’affaires réputée aux dents longues, mais Vladimir se sent coincé entre leurs aspirations et les siennes. Sa relation avec Challah, une jeune femme obèse qui donne du fouet dans des accoutrements légers, ne le sarisfait pas, pas plus que ses sorties avec son copain de fac, l’excentrique Baobab, toujours flanqué de sa compagne à peine sortie de la puberté. Sa rencontre avec Ribakov, un vieux russe infirme et passablement schizophrène, dont le seul désir est d’obtenir la nationalité américaine, va le conduire bien loin du pays d’Oncle Sam. Après une arnaque ratée, Vladimir part rejoindre le fils de Ribakov, la Marmotte, chef d’un réseau mafieux influent à Prava, capitale d’un pays d’Europe de l’Est. Là-bas, tout deviendra possible pour lui.
Vladimir se cherche une identité propre, d’abord à New-York puis à Prava, où il s’enrichit rapidement grâce aux coups montés avec la Marmotte et ses acolytes. Ce Traité est un roman d’apprentissage où foisonne une galerie de personnages stéréotypés, ce qui permet à Gary Shteyngart de dénoncer les basses oeuvres économiques et politiques qui sont monnaie courante dans le monde. Vladimir est un don Quichotte amoral dont les aventures drôlatiques donnent autant à réfléchir sur la société américaine que sur les nouvelles démocraties d’Europe de l’Est. Avec ce ton incisif, il ouvre ainsi un nouveau chapitre dans l’histoire de la place donnée à l’immigrant russe dans la littérature.
rédigé par Aude Samarut, le 21 décembre 2007 |
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