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L’exposition
Léger, Nathalie Une minute de silence
Lenz, Siegfried Sur la plage de Chesil
McEwan, Ian Ce que je sais de Vera Candida
Ovaldé, Véronique Lark et Termite
Phillips, Jayne Anne Les saisons
Pons, Maurice Le monde est marrant (vu à la télé) : chroniques
Prigent, Christian Nullipare
Sautière, Jane Pièces importantes et effets personnels de la collection Lenore Doolan et Harold Morris, comprenant livres, prêt-à-porter et bijoux
Shapton, Leanne Sophia Petrovna
Tchoukovskaia, Lydia Sophia Petrovna
Lydia Tchoukovskaia
Interférences traduit du russe par Sophie Benech, 130 pages 15.00 € Il y a eu Hans Fallada (Seul dans Berlin) pour décrire le climat kafkaien fondé sur la peur par le régime nazi, il y a Lydia Tchoukovskaia (1907-1996) pour parler de la vie quotidienne dans la Russie soviétique des années trente, également basée sur la peur, la suspicion, l’incompréhension. Sophia Pétrovna vit à Léningrad. Après la mort de son mari, elle acquiert la profession de dactylographe et obtient un emploi, qui l’enchante, au sein d’une des plus grandes maisons d’édition. Sophia a un fils, Kolia, dont elle est très fière : c’est un bon garçon respectueux, travailleur, qui ne boit pas, dévoué au gouvernement soviétique et au Parti, tellement bon komsomol que sa photo paraît à la Une de la Pravda. Mais un jour, Kolia est arrêté. Pour Sophia, c’est évidemment une erreur : « Dans notre pays, il ne peut rien arriver à un homme honnête ». S’employant à obtenir des nouvelles de son fils, elle découvre un monde qu’elle n’avait pas remarqué jusqu’à présent, à une demi-heure de marche de la maison d’édition : un monde étranger peuplé de femmes attendant elles-aussi des nouvelles d’un proche... Une écriture simple, sans effet de style : pas d’analyse, pas d’explications, seuls les personnages expriment leur point de vue... C’est un roman écrit sur le vif, sobrement, vaillamment, dans la clandestinité en 1939-40, sur la trace encore fraîche d’événements survenus en 1937 dans la vie de Lydia Tchoukovskaia. Publié en russe à Paris (il ne paraîtra en Russie qu’à la fin des années quatre-vingt), il bénéficia d’une première traduction en français en 1975 (sous le titre "La Maison déserte", ed. Calmann-Lévy). Epuisé depuis longtemps, Sophie Benech nous permet de le découvrir dans cette superbe nouvelle traduction. |