Rencontre avec les éditions Elyzad

Vendredi 17 février 2012 - 19h00

Les auteurs Yamen Manai, Tahar Bekri et Emna Belhaj Yahia échangeront avec Elisabeth Daldoul - fondatrice de cette maison d ’édition tunisienne - sur le thème "Quelle écriture au temps de la révolution arabe ?"

La rencontre sera suivie d’une signature.

Attention : exceptionnellement, l’entrée à la librairie se fera par le 5 rue Curial 75019 Paris.

 

 

Né en 1980 à Tunis, Yamen Manai vit à Paris. Ingénieur, il travaille sur les nouvelles technologies de l’information. Les éditions Elyzad ont publié en poche son premier roman La marche de l’incertitude (2010), Prix Comar d’Or en Tunisie, Prix des lycéens Coup de cœur de Coup de Soleil. La sérénade d’Ibrahim Santos paraît en 2011 chez le même éditeur.

 

La sérénade d’Ibrahim Santos (ed. Elyzad)
 Dans la bonne ville de Santa Clara, celle qui produit le meilleur rhum du pays, personne n’est au courant de la révolution que le dictateur Alvaro Benitez a menée il y a une vingtaine d’années. Les habitants vivent et cultivent au gré des sérénades d’Ibrahim Santos, musicien météorologue. Alors forcément, l’intrusion des troupes armées révolutionnaires, et plus encore, l’arrivée d’un jeune ingénieur agronome brillantissime, vont quelque peu bousculer les habitudes...

Sur le mode du conte, avec une pincée de réalisme magique, Yamen Manai moque ici les prouesses de nos avancées technologiques et parodie allègrement ces dictatures modernes qui souvent perdurent.

 

 

 

Tahar Bekri est né en 1951 à Gabès (Tunisie). Depuis 1976, il vit à Paris où il est maître de conférences à l’université de Paris Ouest-Nanterre. Il a publié une vingtaine d’ouvrages (poésie, essais, livres d’art) en français et en arabe. Sa poésie est traduite dans plusieurs langues et fait l’objet de travaux universitaires. Aux éditions Elyzad, il publie ses carnets : « Etés d’ombre et de lumière  » in Dernières nouvelles de l’été (2004), Le livre du souvenir (2007), Salam Gaza (2010).

 

Salam Gaza (ed. Elyzad)

Le 27 décembre 2008, l’armée israélienne déclare la guerre à Gaza. La tragédie palestinienne est sans fin, et de guerre en guerre la blessure se fait plus béante. Meurtri, le poète Tahar Bekri note au jour le jour son indignation, échange via Internet avec des intellectuels de toutes origines, dénonce les projets expansionnistes, l’indifférence internationale, ou presque. Qu’en est-il de la conscience universelle ?
Peu après, au mois de mars, il est invité à Ramallah, Naplouse, Jérusalem-Est et Bir Zeit pour un cycle de lectures. Confronté à la réalité de la vie en Palestine occupée, il nous restitue minutieusement son voyage, ses rencontres, ses impressions où affleurent colère et émotion.

 

 

 

Emna Belhaj Yahia vit à Tunis, où elle est née. Après des études supérieures de philosophie en France, elle a enseigné quelques années cette matière en Tunisie, puis a travaillé dans le domaine de la culture. Elle est l’auteure de plusieurs publications et de romans dont L’Étage invisible (Joëlle Losfeld / Cérès, 1997), Tasharej (Balland, 2000). Aux éditions elyzad, sont parus "Une fenêtre qui s’ouvre" in A cinq mains (2007), "Rouge à lèvres et brioche au chocolat" in Enfances tunisiennes (2010) et Jeux de Rubans (octobre 2011).

 

Jeux de Rubans (ed. Elyzad)

Frida, la cinquantaine, universitaire et divorcée, compose sa vie entre son fils Tofayl, son compagnon Zaydûn, et sa mère, très âgée, dont elle s’occupe tous les matins. Femme de devoir, formée aux principes de la génération Bourguiba, Frida est confrontée à une société qu’elle peine à saisir. Pourquoi croise-t-elle de plus en plus de femmes voilées, elle dont la mère a justement enlevé le voile, il y a des décennies ? Lorsque Tofayl, son fils adoré, tombe amoureux d’une jeune étudiante coiffée, elle aussi, d’un foulard, un monde s’effondre. Frida s’emporte, son ouverture d’esprit et sa rationalité mises à mal par les sentiments d’incompréhension et d’impuissance qui la submergent.
Dans le concert des voix qui traversent ce roman, Emna Belhaj Yahia expose avec délicatesse les vérités divergentes et complexes d’une Tunisie qui, en se reconstruisant, se donne aujourd’hui à lire autrement.

 



 

 

Les éditions Elyzad sont nées en 2005 à Tunis .

Regards posés sur la société arabe, textes nomades imprégnés des mers du nord et du souffle du sud, des Balkans et du Japon ; recueils tissés autour d’un mot. Il s’agit avant tout d’écritures multiples et unies par une langue commune qui sont autant de passerelles reliant la Méditerranée et plus largement l’ensemble de l’espace francophone.