Notre vie dans les forêts

Notre vie dans les forêts

Marie Darrieussecq

P.O.L.

  • 12 janvier 2020

    Dans un futur indéterminé, une femme psychologue est en fuite dans une forêt avec d’autres congénères.
    Elle écrit dans un carnet, sa vie, ses souvenirs, sa moitié…..
    On est dans un monde où les robots sont rois, où le clonage est une institution.
    C’est un monde impitoyable où règne l’intelligence artificielle, où la manipulation génétique est monnaie courante.
    Même si je ne suis pas fan de science-fiction, j’ai beaucoup aimé ce livre.
    Particulièrement le style, le ton, l’humour, la manière familière d’écrire dans le carnet.
    Comme ça, de prime abord, je l’aurais qualifié de court roman de science-fiction, ou d’anticipation.
    Mais après un rapide coup d’œil sur les autres commentaires, je vois qu’on dit maintenant « dystopie ». Wouah ! ça fait genre !
    Pratiquement tous les lecteurs utilisent ce terme. Et dire que je ne le connaissais pas. Quelle inculte je fais ! Mais c’est sûr, je le replacerai, rien que pour faire ma connaisseuse.
    Et même le correcteur d’orthographe, il ne connait pas. Ouf, il n’y a pas que moi.


  • 12 janvier 2020

    Dans un futur indéterminé, une femme psychologue est en fuite dans une forêt avec d’autres congénères.
    Elle écrit dans un carnet, sa vie, ses souvenirs, sa moitié…..
    On est dans un monde où les robots sont rois, où le clonage est une institution.
    C’est un monde impitoyable où règne l’intelligence artificielle, où la manipulation génétique est monnaie courante.
    Même si je ne suis pas fan de science-fiction, j’ai beaucoup aimé ce livre.
    Particulièrement le style, le ton, l’humour, la manière familière d’écrire dans le carnet.
    Comme ça, de prime abord, je l’aurais qualifié de court roman de science-fiction, ou d’anticipation.
    Mais après un rapide coup d’œil sur les autres commentaires, je vois qu’on dit maintenant « dystopie ». Wouah ! ça fait genre !
    Pratiquement tous les lecteurs utilisent ce terme. Et dire que je ne le connaissais pas. Quelle inculte je fais ! Mais c’est sûr, je le replacerai, rien que pour faire ma connaisseuse.
    Et même le correcteur d’orthographe, il ne connait pas. Ouf, il n’y a pas que moi.


  • par (Libraire)
    17 décembre 2017

    Un style moderne, percutant et sensible au service de l'histoire déroutante et captivante d'une jeune psychologue qui prend place dans une société de plus en plus en plus angoissante et mystérieuse ...
    Maelenn, 15 ans


  • par (Libraire)
    24 octobre 2017

    Un monde s'écroule

    Voici une dystopie bouleversante.
    Une femme se raconte dans l'urgence. Où est-elle ? Quand cela se passe-t-il ? Les réponses arrivent, comme s'effilochant entre souvenirs et sourires, entre passé et présent, un présent "futuriste" où le monde s'écroule. Cette ancienne psychologue nous happe entièrement, détruite, et tentant de Raconter.


  • 1 octobre 2017

    Le pire des mondes

    Marie Darrieussecq publie une dystopie qui n’est pas sans évoquer les précurseurs du genre, Ray Bradbury ou George Orwell : dans une société hyper connectée sous surveillance, les humains épuisent la terre et jouent aux apprentis sorciers. Mais c’est par son écriture pleine d’humour, sa narration de l’urgence et ses personnages originaux que ce roman se distingue.

    **Le monde de Viviane**

    La narratrice, qui se fait appeler Viviane pour brouiller les pistes, survit dans une forêt (pour combien de temps ?) avec une communauté de fuyards.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    20 septembre 2017

    Glaçant et inquiétant

    Viviane, la narratrice est dans une forêt. Elle a fui avec d'autres rebelles qui ont arraché leurs implants pour ne plus subir ce monde technologisé et la dictature numérique. Elle est psychologue et a eu a traiter l'unique survivante d'un avion abattu par un missile inconnu. Son cerveau a "magnanimement effacé" l'explosion de même que son arrivée sur le sol, mais pas la chute de 10.000 mètres dont elle se souvient parfaitement et qui lui a fait "changer son regard sur le monde".
    Le monde, c'est "1 % de super-riches [qui] possèdent 99 % de la richesse du monde". C'est un monde où l'on est toujours connecté, et toujours surveillé. C'est un monde où elle, qui est de la classe moyenne "vit dans un genre de studio sans fenêtre". Une partie de la population possède un double, une "moitié". On est dans un époque où le transhumanisme est en oeuvre pour améliorer la santé, les performances et la durée de vie des humains, ou au moins des plus riches d'entre eux. La sienne s'appelle Marie, un clone dont elle imagine qui pourrait lui servir de réserve d'organes. Marie sommeille dans un centre. Pendant des années, Viviane lui a rendu visite. Dès qu'elle a fui dans la forêt, elle l'a libérée et a essayé de la réveiller, mais les moitiés sont assez peu éducables.
    Ce qui sauve Marie -car elle se sait en danger- c'est d'avoir rencontrer le "cliqueur", un homme dont le métier est de programmer les robots en leur faisant associer des représentations mentales avec des mots, des idées, des émotions. Son cliqueur était fatigué et venait la voir dans le cadre de la médecine du travail. Pas pour parler, non..; pour se reposer, pour avoir du silence. C'est lui qui l'a alarmée sur l'état de sa santé et lui a indiqué de prendre la route de la forêt sasn quoi elle allait vers une mort certaine.
    C'est dans l'urgence que Viviane écrit ce journal, un témoignage au cas où "quelqu’un trouve ce cahier dans la forêt, enterré dans le bidon, peut-être avec mes ossements, je voudrais être sûre qu’avant de le détruire, ou, je ne sais pas, de dire que j’ai tout inventé, ou de le tourner en dérision, bref, je voudrais être sûre qu’il soit lu jusqu’au bout. C’est tout." Elle n'est pas certaine de pouvoir se relire, "elle a froid". On peut avoir l'impression que son texte est le premier d'un enregistrement oral tant il est ponctué de "où j'en étais ?", de digressions. Des précisions comme "Le pape François était un pape du XXIe" indiquent qu'on est dans une époque éloignée, peut-être dans une ère posthumaniste où la valeur de la personne humaine est si peu de chose qu'il y a urgence à écrire ce journal. L'auteure écrit donc un texte haché, qui semble n'avoir aucun plan, aucune ligne directrice, aucune intrigue, créant un univers absurde, dépourvu de sens. Mais ne nous trompons pas, il témoigne d'une grande maîtrise littéraire.
    Quelque chose étonne, comment Marie peut-elle avoir un corps intègre alors que Viviane a subi des opérations chirurgicales ? La fin de cette dystopie nous donnera la réponse, une réponse politique, un avertissement à nous qui savons que nous sommes dans l'ére de l'anthropocène. Dans sa solitude, Viviane continuera de tenir son stylo alors qu'elle a de plus en plus froid, que la vie la quitte.


  • par (Libraire)
    30 août 2017

    Manipulations futuristes

    Roman futuriste, fable de légère anticipation ? Ce roman autorise une belle et salutaire réflexion sur une société totalitaire démesurée, robotisée, ultra surveillée où chaque individu est doublé, doté d'un clone de secours, de substitution voire de délation si on juge cela nécessaire. Cette société grise, sans couleur, sans relief conditionne les comportements de chacun, cadre leurs relations, agit sur leur vie -leur survie- et sur leur mort. Que reste-t-il ? Un élément déclencheur, un élément de rébellion, un regain de conscience perturbatrice et vitale ? L'idée de la fuite et de l'exil naît bannissant un univers citadin hyper-connecté, déshumanisé : Notre vie dans les forêts. A lire de toute urgence, le futur est aussi notre monde présent.


  • par (Libraire)
    9 août 2017

    Notre vie dans les forêts

    Une femme, cachée dans la forêt, nous parle. Elle n’a que peu de temps pour nous raconter son histoire, car son monde et son corps s’écroulent. Sa parole, urgente, est envoûtante. Elle nous embarque de bout en bout dans un récit dont les causes et les conséquences se dessinent simultanément. Marie Darrieussecq nous offre une dystopie dans la lignée de "1984" ou "Fahrenheit 451". Un texte troublant et bouleversant. Une piste de réflexion sur notre monde actuel.