Notre part de nuit

Mariana Enriquez

Editions du Sous-Sol

  • par (Libraire)
    26 septembre 2021

    Passionnant, captivant !
    "Notre part de nuit" a ce côté épique qui nous happe dès les premières pages : on passe d'une époque à une autre, d'un lieu à un autre, ce avec une narration habile et bien menée.
    Au delà du fantastique, Mariana Enriquez évoque des pans sombre de l'Histoire... et c'est magistral !


  • par (Libraire)
    12 septembre 2021

    Au-delà du Mal

    Mariana Enriquez, maîtresse argentine du genre fantastique, combine admirablement le genre du Great American Novel avec la sorcellerie la plus noire pour nous conter la relation orageuse d'un père veuf et de son fils.
    Juan est un médium : capable de percevoir l'invisible, sa famille adoptive l'a utilisé pendant des années pour entrer en contact avec une entité vorace et mutique, l'Obscurité. Maintenant que son jeune fils Gaspar commence à témoigner des mêmes incroyables capacités, Juan est bien déterminé à lui offrir un autre destin.
    Dépeignant toute une famille de sorciers de la grande bourgeoise argentine durant plusieurs décennies, ce roman virtuose combine les genres littéraires pour lier le destin maudit des personnages aux séquelles encore vive de la dictature militaire.
    Il n'y a pas à hésiter, c'est le chef-d'oeuvre de la rentrée littéraire 2021.


  • par (Libraire)
    23 août 2021

    Attention, prodige !

    On inspire bien, et on plonge. La lecture est avide et dévorante.
    Car Notre Part de Nuit est un roman fascinant, incontestablement. Un roman d'un magnétisme exceptionnel, nuée organique et charnelle, cru et cruelle, au souffle épique et fantastique. Conteuse incroyable de maîtrise du rythme, des mots, des images, Mariana Enriquez embrasse 30 ans d'histoire de l'Argentine, de la dictature aux années SIDA, s'amusant à nous perdre dans les 60's insouciants du Londres de Bowie, pour mieux nous rattraper, au coin d'une rue sombre, une main sur l'épaule "non non, viens ici, ce n'est plus par là que l'on va."
    Par le prisme de l'occulte, des maisons doubles, des messes noires aux musées des horreurs, c'est tout un exorcisme cathartique et allégorique de la violence du pouvoir, et de son emprise sur les êtres, les âmes, et les vies. Mais c'est aussi, en même temps, une exploration profonde des relations père/fils, de l'adolescence et des rites de passage à l'âge adulte, des vanités humaines, de la part de nuit que chacun porte en soi.
    Et l'on repense alors à Faulkner : " Écrire, c'est comme craquer une allumette au coeur de la nuit en pleine forêt. Ce que vous comprenez alors, c'est combien il y a d'obscurité partout. La littérature ne sert pas à mieux voir. Elle sert seulement à mesurer l'épaisseur de l'ombre. "


  • par (Libraire)
    17 août 2021

    Quel livre incroyable! Plonger dans "Notre part de nuit" c'est consentir à sortir de notre zone de confort: le premier roman de Mariana Enriquez ne se lit pas, il se vit intensément, il se livre puis se dérobe pour mieux vous happer et vous anéantir. L'ouvrir c'est prendre le risque de se perdre et de pactiser avec le diable, c'est sombrer dans un abîme terrifiant peuplé de mythes, de légendes, de rites et de croyances, de sacrifices et de morts.
    C'est un chef-d'œuvre qui absorbe et hypnotise toute tentative de rationalité; 750 pages d'effroi et de maléfice dans un roman monumental et envoûtant.
    Juan est médium, prisonnier depuis son enfance d'une société secrète (l'Ordre) qui utilise son corps et les victimes de la dictature argentine pour communiquer avec l'au-delà et accéder à une forme d'immortalité. Malade et affaibli par des années de rituels et de cérémonials diaboliques, c'est à son fils Gaspar, qui partage le même don que son père, que doit revenir la charge de solliciter l'Obscurité pour découvrir les mystères des ténèbres. Mais Juan qui vient de perdre sa femme dans des circonstances non élucidées refuse de soumettre leur enfant à la secte démoniaque et s'enfuit avec lui pour le dérober à son emprise.
    Un roman argentin coup de poing, ambitieux, terrifiant et complètement fascinant qui risque fort de hanter durablement les esprits. Une expérience de lecture inoubliable.


  • par (Libraire)
    10 août 2021

    Forces occultes

    Il faudra être intrigué, curieux et ouvert d'esprit pour pénétrer dans le roman de Marianna Enriquez, traduit de l'espagnol d'Argentine par Anne Plantagenêt.
    « Notre part de nuit » nous fait traverser une histoire de l'Argentine des années 60 aux années 90, en y mêlant tout au long de sa trame romanesque une dimension fantastique à travers la figure de son personnage principal, un médium qui a le don d'entrer en relation avec des forces occultes et obscures, lors de rituels, parfois sacrificiels, organisés par une caste de nantis qui rêvent d'immortalité de la conscience.
    C'est forcément un roman surprenant et inattendu, très haletant dans sa forme, ses personnages, son intrigue et tout ce qu'il véhicule d'imaginaire. Chacun pourra y rattacher ses références car il offre une lecture très ouverte, très polysémique.
    On pourra y voir un fantastique gothique parfois un peu kitsch mais le roman est aussi une allégorie du « Mal », comme celui perpétré pendant la dictature en Argentine.
    C'est un roman audacieux de près de 800 pages qui ouvre au lecteur les portes de la perception.