Conseils de lecture

Faim

Knut Hamsun, Martin Ernstsen

Actes Sud

26,50
par (Libraire)
1 novembre 2020

L'adaptation réussie d'un classique nihiliste.

Martin Ernstsen adapte en roman graphique le classique semi-autobiographique de Knut Hamsun : LA FAIM, chef-d'oeuvre de littérature décrivant la lente spirale de la famine pour un scribouillard désargenté dans la Oslo de la fin du XIXème siècle.
Et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'illustrateur a réussi son coup ! Plus que la chape de plomb qui pèse sans cesse sur notre protagoniste sans cesse au bord de l'inanition, il n'en oublie pas pour autant les moments d'espoir, l'euphorie colorée du jeûne et les petites victoires qui émaillent le quotidien de notre anti-héros et accentuent le malaise du lecteur ! De superbes planches et une grande lisibilité narrative pour ce récit qui trouve un format à sa mesure !


PAR-DELA LA VALLEE DE RICHARD

Deforge Michael

Atrabile

par (Libraire)
1 novembre 2020

BD indé rock n roll à la canadienne !

La Vallée de Richard est comme un jardin d'Éden pour ses habitants. Une araignée, une tortue, et tous un tas d'autres personnages cartoonesques qui semblent tirés de l'imaginaire comics du XXème siècle : tous y vivent dans la plus parfaite béatitude, convaincue qu'ils sont de participer au seul mode de vie sain au monde, sous la protection de leur idole quasi-divine, le mystérieux Richard.
Dans la Vallée, on ne vit que d'amour, de philosophie new age et d'eau fraîche... Et par fraîche, on entend bien sûr filtrée de toute son énergie négative par les cailloux purificateurs de la Vallée.
Alors, quand l'un de nos personnages boit de cette eau divine et tombe malade, c'est comme si le Serpent avait pénétré au Paradis ! Commence une longue mise à distance vis-à-vis de Richard, activiste canadien narcissique, et de sa divine Vallée, en réalité un squat de néo-hippies dans un parc de Toronto.
Une bande dessinée indé originale et hilarante, qui mélange les codes visuels et les registres pour créer un objet rock n roll non identifié. A lire !


Batman, Curse of the black knight

Curse of the black knight

Urban comics

23,00
par (Libraire)
1 novembre 2020

La fresque romanesque de Sean Murphy !

Faisant suite à l'excellent album "WHITE KNIGHT", qui parvenait à rafraîchir l'univers du Chevalier Noir en en revisitant les codes, CURSE OF THE WHITE KNIGHT persiste et signe en mettant Batman face à son passé. Cette fois-ci, c'est Jean-Paul Valley, alias Azrael, qui se dressera face à Bruce Wayne pour rejouer le duel ancestral entre sa famille et la famille Wayne, qui remonte jusqu'aux origines troubles de Gotham.
On est encore une fois émerveillés par la richesse et le dynamisme du dessin de Sean Murphy et des couleurs de Matt Hollingsworth ! Et cet arc se situe en-dehors de la continuité des comics Batman, permettant une lecture immersive pour tous ceux qui ne suivent pas les aventures du Chevalier Noir à la lettre. On y croise toute la galerie de personnages iconique de Gotham City, et on y renverse allègrement les codes auxquels nous sommes habitués.
Vivement la suite !


Sœurs d’Ys
par (Libraire)
1 novembre 2020

Coup de coeur de l'automne !

L'écriture de M.T. Anderson possède le souffle des films et romans de notre enfance, et nous rappelle l'Histoire sans Fin, Princess Bride, Narnia. Le tout, servi par le dessin délicat de Jo Rioux !
On adore ce roman graphique pour petits et grands, cette légende bretonne tragique empreinte de magie. Un très bon album à n'en pas douter.


1, GIDEON FALLS - TOME 1

1

Lemire Jeff

Urban comics

18,00
par (Libraire)
1 novembre 2020

Une tension horrifique à couper à la serpe !

Jeff Lemire, le scénariste de Bloodshot, Animal Man ou encore Joker : Killer Smile propose ici, avec son compère Andrea Sorrentino au dessin, une série horrifique qui rappellera les ambiances de Ca, Twin Peaks ou encore certains des meilleurs épisodes de Lost !
La petite ville de Gideon Falls, en apparence une tranquille bourgade des Etats-Unis, est le théâtre de phénomènes inexplicables, leurs habitants saisi de visions terrifiants. Car sous le vernis du village se joue une guerre entre une société secrète et une mystérieuse "grange noire".
La tension créée par Lemire est servie par les planches totalement folles de Sorrentino, qui décrivent les distorsions hallucinatoires de la réalité. Saisissant !