• 1
  • 2

"Afin de sauver son bétail affamé par l’hiver et de braver la misère qui menace son extravagante famille, Québec Bill Bonhomme, armé de son indéfectible optimisme et de sa folle exubérance se lance aux premiers jours du printemps 1932 dans la plus rocambolesque, la plus hallucinante aventure de contrebande de whisky jamais narrée dans le Vermont...ou ailleurs."

Mélangez un peu de Not Fade Away (Jim Dodge, même éditeur), une pincée de Steinbeck, assaisonnez à la sauce Odyssée d’Homère, et vous obtiendrez quelque chose dans le genre de Québec Bill Bonhomme. Dans le genre, mais pas vraiment la même chose, tant ce roman est déglingué.

Les personnages sont fous ou saouls, ou les deux. Souvent les deux. Récit foutraque, homérique, complètement excentrique, passant d’une banale histoire de contrebande (même si rien dans ce roman ne peut être qualifié de "banal") à une chasse à l’homme impitoyable. C’est véritablement du grand n’importe quoi, on a littéralement envie d’arrêter ce vieux Québec Bill avant qu’il ne se fasse tuer, et pourtant on ne peut s’arrêter tant c’est joussif.

C’est cependant dans cette excentricité que l’auteur arrive à questionner les liens de la terre, la famille, et même l’histoire de l’église du Canada. Rien que ça !


6,60

"La Contrée Immobile est un roman bleu givré , recouvert de la même pellicule scintillante que Fargo"

Une fois n’est pas coutume, les éditions Cambourakis nous proposent ici un roman dont l’auteur, bien que jamais traduit en France, est encore vivant. Et force est de constater que c’est une réussite.

La Contrée Immobile est un roman inclassable, à mi-chemin entre No Country For Old Men et Twin Peaks, aux accents fantastiques teintés de littérature du Midwest américain.

Pierre Hunter est un héros malgré lui, poursuivi par un truand, amoureux d’un fantôme, il est également barman, magnifique loser évoluant avec nonchalance dans des paysages désolés. Tom Drury a ce don particulier de narration, cette puissance évocatrice digne des plus grands romanciers américains, sans oublier un talent pour le dialogue qui frise le génie.

Humour, rebondissements, personnages solides, encore une petite perle à découvrir d’urgence !


18,00

Une ancienne star du catch devenu policier participe à l’arrestation d’un couple étranger, une servante part à la recherche du petit-fils de son patron, récemment disparu. Deux destins liés, à travers l’histoire mouvementée d’un pays au bord de la guerre civile.

Sur fond de violences politiques, d’exactions, d’enlèvements et d’attentats , Horace Castellanos Moya dresse le portrait de différents personnages dans la tourmente d’un pays en guerre. Un roman percutant, une claque magistrale à l’image d’un romancier sans concessions.


Cambourakis

11,00

Les mésaventures d’un patron de bar refusant de céder au chantage d’une société (mafieuse ?) de ramassage d’ordure, voici en gros le pitch de ce petit livre au nom évocateur.

Mêlant un humour incisif aux codes du roman noir, Stephen Dixon nous embarque dans la galère de Shaney Fleet, patron irréductible, dernier rampart devant la barbarie, qui plonge la tête la première dans un océan d’embrouilles.

Un bon roman noir où la tension monte crescendo, des personnages qu’on croirait sortis d’un film des frères Cohen, en bref de quoi passer un excellent moment !


Cambourakis

17,50

La promo 49 avait tout, rêvait à tout, pouvait tout faire. Seulement voilà...

Après le fabuleux Sale temps pour les braves, Don Carpenter explore dans La promo 49 les ambitions et rêves brisés d’une jeunesse folle. Divers destins esquissés, entre tendresse et mélancolie, dans une amérique à cheval entre ordre moral et libération des moeurs. A travers des cours chapitres, comme autant de portraits, Don Carpenter met tout son talent en oeuvre pour dépeindre une génération dont les rêves se brisent face à la réalité d’un monde en plein bouleversement.

Fantastique !

  • 1
  • 2