Elisabeth Vigée Le Brun

Vigee Le Brun E.

Editions Prisma

Rendue célèbre par son talent de peintre, sa beauté et son esprit, Élisabeth Vigée-Lebrun (1755-1842) fut la peintre attitrée et l'amie de Marie-Antoinette ainsi que l'une des rares femmes de son époque à avoir intégré l'Académie royale de peinture. Son sort se mêle étroitement à celui mouvementé de l'Europe des XVIIIe et XIXe siècles. En effet, devenue la coqueluche de la cour de Louis XVI, elle voit sa vie brutalement bouleversée par la Révolution française, qui la contraint à l'exil pendant douze ans.

Outre les nombreuses œuvres décryptées, l'auteur met en lumière le début de la carrière de l'artiste et son ascension fulgurante jusqu'à la cour de Versailles grâce à cinq chapitres : Les Commencements (1755-1782), L'Académie de peinture et les Salons (1783-1786), La Peintre des femmes (1787-1789), L'Exil (1790-1801) et Le Retour en France (1802-1842).

Découvrez le parcours unique de celle qui égala les plus grands peintres de son temps et sut représenter comme personne la beauté naturelle des femmes de la cour.


Le palais des Doges

Zamperini, Alessandra

Seuil

60,00

L’histoire de la construction du Palais des Doges est fortement liée à celle de la ville de Venise, se développant au gré de ses victoires et de ses défaites. L’association entre le Palais et la basilique Saint-Marc, qui est en quelque sorte une « chapelle » du Palais, montre la volonté de Venise d’associer étroitement l’administration politique de la cité à son mythe constitutif, élaboré au IXe siècle, qui avait fait de l’évangéliste Marc le saint patron de Venise. Ce choix est bien révélateur d’une volonté de prééminence, puisque saint Marc est le secrétaire de saint Pierre, qui est lui-même le « prince » des apôtres et le saint patron de Rome : c’est donc bien avec la ville des papes que Venise entend rivaliser.

Le Palais des Doges a connu au cours des siècles de nombreuses phases de construction et de reconstruction, mais c’est à partir de 1342 qu’il commence à prendre la forme que nous admirons encore aujourd’hui.

Au cours des agrandissements successifs, divers artistes de renom, parmi lesquels Giovanni et Gentile Bellini, Carpaccio, Titien, Tintoret, Véronèse, Sansovino et Tiepolo, travaillent à son ornementation, proclamant la richesse, la force et la moralité de la Sérénissime ainsi que son droit à la suprématie.

Cet ouvrage, illustré de photographies inédites, nous permet d’en admirer la magnificence.

Alessandra Zamperini est chargée de recherche à l’université de Vérone, où elle enseigne l’histoire de l’art. Ses travaux portent essentiellement sur les domaines de l’iconographie et de l’iconologie, en particulier pour l’art de la Vénétie. Son ouvrage Les Stucs : chefs-d’œuvre méconnus de l’histoire de l’art a été publié au Seuil en 2012.


Vert - Histoire d'une couleur
39,00

Aimez-vous le vert ? À cette question les réponses sont partagées. En Europe, une personne sur six environ a le vert pour couleur préférée ; mais il s’en trouve presque autant pour détester le vert, tant chez les hommes que chez les femmes. Le vert est une couleur ambivalente, sinon ambiguë : symbole de vie, de sève, de chance et d’espérance d’un côté, il est de l’autre associé au poison, au malheur, au Diable et à ses créatures.

Le livre de Michel Pastoureau retrace la longue histoire sociale, artistique et symbolique du vert dans les sociétés européennes, de la Grèce antique jusqu’à nos jours. Il souligne combien cette couleur qui a longtemps été difficile à fabriquer, et plus encore à fixer, n’est pas seulement celle de la végétation, mais aussi et surtout celle du Destin. Chimiquement instable, le vert a symboliquement été associé à tout ce qui était instable : l’enfance, l’amour, la chance, le jeu, le hasard, l’argent. Ce n’est qu’à l’époque romantique qu’il est définitivement devenu la couleur de la nature, puis celle de la santé, de l’hygiène et enfin de l’écologie. Aujourd’hui, l’Occident lui confie l’impossible mission de sauver la planète.

Historien, spécialiste des couleurs, des images, des emblèmes et du bestiaire, Michel Pastoureau est directeur d’études à l’École pratique des hautes études, où il occupe depuis 1982 la chaire d’histoire de la symbolique occidentale. Il a publié de nombreux ouvrages, dont plusieurs ont été traduits dans une trentaine de langues. Parmi ses principales publications au Seuil : L’Étoffe du Diable. Une histoire des rayures et des tissus rayés (1991) ; Bleu. Histoire d’une couleur (2000) ; Une histoire symbolique du Moyen Âge occidental (2004) ; L’Ours. Histoire d’un roi déchu (2007) ; Noir. Histoire d’une couleur (2008) ; L’Art héraldique au Moyen Âge (2009) ; Les Couleurs de nos souvenirs (prix Médicis Essai 2010) ; Bestiaires du Moyen Âge (2011).


Les Français peints par eux-mêmes

Tillier, Bertrand / Janin, Jules

Amateur


Valentin Serov

Sarabyanov, Dmitri

Parkstone

Valentin Serov (Saint Pétersbourg 1865 – Moscou 1911) Parmi les «jeunes Ambulants » qui rejoignirent le Monde de l'Art, le portraitiste le plus brillant fut sans conteste Valentin Serov. Comme beaucoup de ses contemporains, il affectionnait la peinture de plein air, et certains de ses portraits les plus attrayants – Jeune Fille aux pêches, Fillette dans la Lumière du Soleil ou En Été – doivent leur côté naturel au décor ou aux jeux d'ombres et de lumière. En réalité, Serov considérait ces oeuvres comme des études plutôt que des portraits, ce qui explique que le titre ne mentionne pas le nom du modèle. On sait cependant que Jeune Fille aux pêches est Vera, la fille du mécène Mamontov. Et dans En Été, c'est l'épouse de Serov elle-même qui est représentée. Serov fut un enfant précoce. Il commença à montrer des dispositions artistiques dès l'âge de six ans. A neuf ans, il fut envoyé à Paris chez Répine, qui devint son professeur et son mentor. Quand Répine revint en Russie, il emmena l'enfant avec lui et le fit travailler comme apprenti dans son atelier moscovite. Finalement, le maître l'envoya chez un autre professeur, Pavel Chistiakov. Cet homme, qui forma nombre de peintres du Monde de l'Art, allait d'ailleurs devenir un de ses amis intimes. Etant donné la longueur de la carrière de Serov, on ne s'étonnera guère de la diversité de son style et de ses thèmes de prédilection : des peintures mondaines de la haute société (avec le style grandiose de leurs costumes) aux portraits tout en finesse de jeunes enfants. Radicalement différente de toutes ses oeuvres, la fameuse étude de nu de la danseuse Ida Rubinstein, peinte sur toile à la détrempe et au fusain, date de la fin de sa vie. Les premiers tableaux de Serov rappellent le style des impressionnistes français.