La sélection Poche des libraires : des titres à (re)découvrir !

Les fêtes et leur frénésie sont passées. Mais le plaisir de la lecture lui se poursuit ! C'est d'ailleurs le meilleur que l'on peut vous souhaitez pour cette nouvelle année.

Alors voici une sélection concoctée par les libraires de nombreux titres en format poche. Des textes à (re)découvrir que l'on adore !

Bonne lecture à tous !

7,20

L'idée de Samuel était belle et folle : monter l'Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou une fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène de fortune, entre cour détruite et jardin saccagé. Samuel était grec. Juif, aussi. Mon frère en quelque sorte. Un jour, il m'a demandé de participer à cette trêve poétique. Il me l'a fait promettre, à moi, le petit théâtreux de patronage. Et je lui ai dit oui. Je suis allé à Beyrouth le 10 février 1982, main tendue à la paix. Avant que la guerre ne m'offre brutalement la sienne. S. C.

Rarement fiction fit autant ressentir l’intensité d’une guerre civile en y accolant la thématique du théâtre comme arme rhétorique et politique. Ici battent des cœurs et tonne le monde. Hubert Artus, Lire.

Brûlant, fiévreux et désespéré, d’une violence inouïe. Thierry Gandillot, Les Echos.

Bouleversant, magistral. Transfuge.


8,80

7 août 1974, un funambule s'élance entre les Twin Towers, se jouant du vide. De cette apparition fugace, Colum McCann déroule le panorama d'un New York en pleine ébullition : grandes dames de Park Avenue, prostituées épuisées, curés égarés, junkies en cavale, mères pleurant la " sale guerre ". Une ronde de personnages dont les voix s'entremêlent comme autant de fils tendus sur la course du monde.
" [...] comme toujours avec McCann, l'essentiel est là. Cette aisance à montrer l'humain dans son combat quotidien avec la réalité. Cette empathie pour les plus fragiles, les moins glorieux ! " Bruno Corty, Le Figaro littéraire
Traduit de l'anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre


Elles se surnomment les veuves du jeudi lorsque, une fois par semaine, leurs maris les délaissent pour une soirée poker. Veuves, elles le deviennent toutes ensembles lorsque l’une de ces soirées tourne au drame. Excellent !


8,20

Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom. Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le "sauvage blanc".
Inspiré d'une histoire vraie, Ce qu'il advint du sauvage blanc a été récompensé par huit prix littéraires, dont le Goncourt du premier roman 2012.


11,10

La saga polyphonique d'une famille de musiciens métis dans l'Amérique des années quarante à nos jours.
Tout commence en 1939, lorsque Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de Marian Anderson. Peut-on alors imaginer qu'une jeune femme noire épouse un juif allemand fuyant le nazisme ? Et pourtant... Leur passion pour la musique l'emporte sur les conventions et offre à leur amour un sanctuaire de paix ou, loin des hurlements du monde et de ses vicissitudes, ils élèvent leurs trois enfants. Chacun d'eux cherche sa voix dans la grande cacophonie américaine, inventant son destin en marge des lieux communs. Peuplé de personnages d'une humanité rare, Le temps ou nous chantions couvre un demi-siècle d'histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique.
" On sort de ce fleuve ému, bouleversé et admiratif : sans jamais écrire un roman politique, ni polémique, Richard Powers a décrit, à voix feutrée, l'échec définitif d'un idéal. " Christophe Mercier, Le Figaro littéraire
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nicolas Richard