Plaisirs paisibles
EAN13
9782267021646
ISBN
978-2-267-02164-6
Éditeur
Christian Bourgois
Date de publication
Collection
TITRES
Nombre de pages
196
Dimensions
18 x 11 x 0 cm
Poids
175 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
850
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Il s’agit d’une succession de brefs récits où l’auteur  d’une rigueur et d’une sobriété exemplaires nous conte des moments de vies – vies de personnages dont Jane Bowles sait magnifiquement singulariser l’existence en captant ce qui dans le détail de leurs gestes, de leur comportement n’appartient qu’à eux-mêmes tout en nous les rendant magnifiquement proches.

« Les personnages féminins sont frappés des mêmes ambigüités, engluées dans leur dérive, elles sont manipulées par des séducteurs d’occasion aux conduites infantiles et cruelles. Quelle alternative reste donc à ces femmes taraudées par le goût sauvage de la liberté et le manque d’amour, sinon de suivre la démarche qu’elles effectuent par elles-mêmes afin d’atteindre leur propre salut jusque dans l’absurdité ? En réalité, ces deux livres sont bien autre chose qu’un simple réquisitoire contre l’égoïsme et la stupidité masculins. A un autre niveau ces relations qui échouent lamentablement renvoient à la question des définitions. Le réel répond ; fait signe à la manière dont on l’interroge. […] Chaque nouvelle de Plaisirs Paisibles s’achève sur une émotion, une image, une réminiscence qui renvoient chaque fois à la solitude originelle et au sentiment aigu de la fuite du temps. «  Parfois, quand on vieillit, on a une révélation et l’on donnerait tout pour revenir à l’endroit où l’on a laissé sa vie, mais on ne peut y arriver » (Claude Margat, La Quinzaine littéraire)

Jane Bowles (née Auer) est née à New York en 1917. Elle contracte une tuberculose qui la conduit en Suisse, dans un sanatorium où on l’envoie se faire soigner. C’est à cette époque qu’elle découvre la littérature et une attirance pour les femmes. Elle épouse le musicien et écrivain Paul Bowles en 1938. Avec lui, elle voyage en Amérique centrale et à Paris. Mais leur relation devient vite platonique. En 1943, paraît son premier et unique roman Deux Dames sérieuses. Les Bowles partent ensuite vivre à Tanger où Paul écrit Un thé au Sahara tandis que Jane écrit des nouvelles et une pièce de théâtre (Sa Maison d'été) qui sera montée à Broadway en 1953 et soutenue par Tennessee Williams et Truman Capote. À Tanger, ils côtoient également William Burroughs et Allen Ginsberg. En 1957, Jane Bowles est victime d'une attaque cérébrale qui l'empêche de continuer à écrire. Elle meurt en Espagne en 1973.

« Dans ses textes, on découvre des personnages de femme un peu perdues au bord du gouffre. Elles ne savent plus où elles en sont. Elles font des bêtises…qu’elles regrettent le lendemain, pour recommencer aussitôt. Les accompagne un mystère qui ne se dément pas. Chez Jane Bowles, il y a de la folie douce, des zones d’ombre. Sa prose est cristalline. Beaucoup d’histoires de femmes entre elles, une franchise ans pareille, une précocité rare, il faut la lire maintenant. » (Eric Neuhoff, Le Figaro Madame)
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