Un acte honteux, Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque
EAN13
9782070448166
ISBN
978-2-07-044816-6
Éditeur
Folio
Date de publication
Collection
Folio histoire - Histoire de France (201)
Nombre de pages
688
Dimensions
18 x 11 x 3 cm
Poids
354 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
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Un acte honteux

Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque

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Folio histoire - Histoire de France

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«Un acte honteux» : tels sont les mots employés par Mustafa Kemal lui-même, père de la Turquie moderne, pour qualifier le génocide des Arméniens qui, à partir de 1915, fit un million de victimes. Taner Akçam, historien turc vivant en exil et spécialiste des archives ottomanes, clôt définitivement - à partir d'une analyse rigoureuse de documents militaires et judiciaires inédits, ainsi que des minutes des débats parlementaires, des correspondances privées et des comptes rendus de témoins oculaires - le débat sur la principale question : celle de la responsabilité. Akçam montre de manière irréfutable - puisque ce sont les documents ottomans qui parlent - que, loin de n'être qu'une conséquence aussi fâcheuse qu'involontaire de la Première Guerre mondiale, le génocide fut soigneusement planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l'époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs». Akçam, décortiquant non plus le point de vue des victimes mais celui des assassins, éclaire par là même les mécanismes psychologiques profonds qui ont poussé les agents de l'Empire ottoman finissant à se transformer avec autant d'aisance en bourreaux. Enfin, il montre comment la Turquie, après avoir entrepris de premiers procès contre des exécuteurs, réussit avec l'arrivée au pouvoir de Kemal à éluder ses responsabilités en jouant sur les rivalités étrangères dans la région, alors même que la République naissante recyclait dans son administration civile et militaire des acteurs de l’entreprise génocidaire. Aussi, aujourd'hui encore, malgré les mots mêmes de Kemal, les historiens turcs ne peuvent-ils travailler sereinement sur cet «acte honteux», la contestation de la ligne officielle héritée de la fondation de la République étant passible de poursuites.
Né en 1953, Taner Akçam est historien. Au milieu des années 70, il est emprisonné en Turquie pour avoir milité à l'extrême gauche et est «adopté» comme prisonnier d'opinion par Amnesty International. Auteur de nombreux articles et ouvrages sur les relations entre Turcs et Arméniens, il enseigne l'histoire à l'Université Clark, dans le Massachusetts.
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