L'Étoile de craie. Une liaison clandestine avec Paul Celan, une liaison clandestine avec Paul Celan
EAN13
9782021028300
ISBN
978-2-02-102830-0
Éditeur
Seuil
Date de publication
Collection
LA LIBRAIRIE DU XXE SIECLE
Nombre de pages
496
Dimensions
22 x 14 x 2 cm
Poids
450 g
Langue
français
Langue d'origine
allemand
Code dewey
831.914
Fiches UNIMARC
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L'Étoile de craie. Une liaison clandestine avec Paul Celan

une liaison clandestine avec Paul Celan

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Seuil

La Librairie Du Xxe Siecle

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La liaison amoureuse que retrace ce livre est une des plus longues de Paul Celan et une des plus clandestines. Peu de lettres échangées, des dédicaces se réduisant à une étoile discrète : cryptogramme que Celan, en cas d’absence de l’amante, trace à la craie sur l’ardoise fixée près de la porte de sa chambre pour noter son passage.

Quand Celan fait la connaissance de Brigitta, sœur cadette de l’écrivain autrichien Herbert Eisenreich, celle-ci a fui son pays natal et son milieu catholique pour aller faire des études à Paris, où elle est jeune fille au pair. Celan a 33 ans, elle en a 25. Leur relation nouée peu de temps après le mariage de Celan avec Gisèle de Lestrange, en décembre 1952, durera près d’une décennie.

Pour évoquer sa « liaison clandestine », Brigitta Eisenreich écrit : « Vu l’attention et la valeur que Celan accordait aux dates d’anniversaires des siens, il paraît clair que j’occupais une place à part dans sa vie. Notre lien échappait au rituel des dates et à bien des contraintes. C’est dans ce lien à la fois clandestin et affranchi que tenait toute la richesse que nous pouvions partager ensemble. »

Parfois Brigitta attrape les pensées de Celan au vol et les consigne dans un petit carnet. À la recherche de ses souvenirs les plus intimes, elle multiplie les angles de vues sur l’œuvre de Celan et sur ses mille et trois vies : comme si le poète, dans l’ombre du génocide des Juifs d’Europe, se devait de répéter, compulsivement, l’acte de vie pour maintenir le poème vivant – la mémoire.

Brigitta Rupp-Eisenreich a été maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales jusqu’à sa retraite en 1993. Parallèlement à ses recherches relatives à l’anthropologie sociale et culturelle et aux études africaines en France, elle s’est consacrée à l’histoire de l’anthropologie des pays de langue allemande. Elle est notamment l’éditrice de L’Anthropologie : points d’histoire (Paris, Société d’ethnographie, 1983), de Histoires de l’anthropologie (Paris, Klincksieck, 1984), ainsi que L'Anthropologie et l'État pluri-culturel. Le cas de l'Autriche, de 1780 a` 1918 environ (Vienne/Cologne/Weimar, Böhlau Verlag, 1995).
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