Ajouter à mon calendrier
Le , Le Merle Moqueur

Vendredi 22 mars à 19h30, nous recevrons Astrid de Villaines à l'occasion de la parution de son livre "Harcelées" aux éditions Plon.

Astrid de Villaines est journaliste : LCP, Le Monde, Radio Classique. Elle est l'auteur de "Philippot Ier" (Plon, 2017). Elle a enquêté durant un an dans tout le pays et dans tous les milieux socioprofessionnels.

Et si rien n'avait changé un an après #metoo ? Astrid de Villaines est allée à la rencontre de femmes aux quatre coins de la France pour les faire témoigner sur les inégalités et les violences qu'elles vivent au quotidien. Une enquête inédite et édifiante !
Les chiffres des violences faites aux femmes ne semblent jamais baisser : harcèlement de rue, sexisme, cyber-harcèlement, agressions ou harcèlement sexuels au travail, viols et violences conjugales.
La loi a tenté de les encadrer, mais sans jamais parvenir à les éradiquer. Le silence est encore trop prégnant, la justice encore trop laxiste. En 2017, emmenées par des actrices de Hollywood, des millions de femmes ont pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles qu'elles vivaient au quotidien, dans l'indifférence générale. Portées en Une de Time, ces « briseuses de silence » portaient avec elle un changement radical. La révolution « me too » était en marche. Enfin, les choses allaient changer. Enfin, les violences allaient diminuer. C'était sans compter les contre-révolutions, les mouvements réactionnaires et les solides réflexes des institutions et des entreprises françaises conçues par et pour des hommes.
Alors nous sommes allés à la rencontre des femmes de France : de Strasbourg à Bordeaux en passant par la Bretagne, la Picardie et la Mayenne. De Paris et sa banlieue jusqu'au soleil de la Côte d'Azur. Partout, des femmes de tous âges nous ont raconté ce qu'elles vivaient. Ce qu'elles acceptaient et ce qu'elles n'acceptaient plus. Ce qui les a traumatisées et pourquoi elles se battent pour faire évoluer les choses. Elles ne parlent pas toute de féminisme, mais toutes demandent l'égalité. Elles ne veulent plus avoir peur, ne veulent plus subir de violences, ne veulent plus avoir à se justifier sur leur genre ni faire leur preuve plus que les autres. Évidemment pas gagner moins qu'un homme, ni assumer l'ensemble des charges mentales et émotionnelles. Elles sont pressées. Plus visiblement que les institutions qui les gouvernent.