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Le , Le Merle Moqueur

Jeudi 22 octobre à 19h30, Florent Chavouet présentera son nouvel ouvrage, "Touiller le miso", publié aux éditions Picquier.

Compte tenu de la situation sanitaire actuelle, nous devons limiter à 50 le nombre de participant(e)s à la rencontre. Pour participer, vous pouvez vous inscrire à l'adresse merlemoqueur75020@gmail.com, par téléphone au 01.40.09.08.80 ou directement à la librairie. Merci de votre compréhension !

" Florent Chavouet est de retour. De retour du Japon.
Et le nouveau livre de Florent Chavouet est un livre de haïkus.
C'est d'abord un nouveau livre de croquis et de dessins du dessinateur talentueux que l'on connaît, mais aussi celui d'un poète impertinent, de plus en plus amoureux du Japon.
Car, au Japon, il fait des dessins partout et des haïkus de tout. Toujours avec le même humour.
Il est toujours prêt à nous surprendre. Il est sensible à l'inattendu, il goûte, il palpe avec gourmandise un simple rien pris sur le vif. Quant aux coïncidences, il les scrute et les suscite. Il les affûte, tout simplement. Il vole des pierres dans un jardin, assemble une collection de coquillages, considère un compteur électrique et une fenêtre à contre-jour, caresse un petit chien qui boit, encourage un filet de maquereau, un peu de neige ou une canette esseulée... Ce qu'il aime, ce sont des instants de vie fugaces; et ce qu'il préfère, c'est donner vie à un panneau de route ou à une étiquette de fruit (ah, ce goût obsessionnel pour les étiquettes!), à une carte de géographie. Ces petites choses ordinaires et souvent incongrues qui nous émeuvent le temps d'un regard sont pour lui des miracles minuscules que son œil acéré a débusqués; autant de détails révélateurs qu'il sait amplifier au point de pouvoir tirer parti de l'éternité d'un kaki.
Pourtant, Florent n'est pas bavard: il ne raconte ni ne commente, comme le haïku qui désigne et puis se tait. Si le spectateur est ébloui par ses cadrages singuliers, ses vues plongeantes ou bien ses perspectives audacieuses, Florent Chavouet ne respecte pourtant pas les codes du haïku. Il trouve de temps en temps le mot de saison mais préfère surtout le mot pour rire. Et sa madeleine japonaise est une banale soupe de miso."