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Le , Le Merle Moqueur

Mercredi 16 septembre, à 19h30, nous recevons les éditions @sanscrispation.

Trois auteurs seront présents pour présenter leurs ouvrages respectifs :

¤ Thierry Girandon, pour « Perpète » :
« « Il se déplaça pour ouvrir une fenêtre. Leur lutte avait vidé l’appartement de tout l’air respirable. Jean aspirait l’air frais du dehors. Le thermomètre affichait la température de sa fièvre. Jean se servit un long whisky et le but devant une chaîne d’infos. Il voulait savoir si d’autres types avaient tué leur femme, aujourd’hui. Il craignait de voir sa bobine dans un reportage. Avec Brigitte, le lendemain, ils étaient invités chez sa sœur. Il ne fallait pas que Jean oublie d’annuler ce repas. Il dirait que Brigitte avait pris froid. Il dirait que Brigitte était morte. Il dirait qu’elle partait à Venise avec un autre homme ou une femme, avec une femme, oui. Il dirait qu’il n’aimait pas sa cuisine. Il dirait qu’il était épuisé. Cette nuit, Jean enterrerait Brigitte dans la cave. Personne, jamais, n’allait dans les caves. Il y avait des rats et des fantômes dans les caves. Jean n’y allait plus malgré quelques bouteilles de vin et de vieilles revues de cinéma. Il y avait une pelle à la cave qui servait à déneiger, l’hiver, le trottoir. Il y avait une barre à mine oubliée par l’ancien locataire. Il y avait un vieux landau. Il y avait une vieille Singer. Il dirait que Brigitte était partie à perpète. »
Perpète est le septième ouvrage de Thierry Girandon. C’est aussi le dernier livre que publiera jamais Crispation éditions. »

¤ Jacques Cauda, pour « Fête la mort ! » :
« « Fête la mort est du genre picaresque comme le Satyricon, The Unfortuned Traveller, Naked Lunch, Voyage au bout de la nuit, La vida de Lazarillo de Tormes…
C’est un voyage. Un voyage sans fin, ni milieu, ni début. Un voyage que vous pouvez couper ou commencer où bon vous semble, à n’importe quel point d’intersection, pour reprendre l’expression de Burroughs.
Il est écrit selon une technique qui donne toute permission aux Mots donc à la Mort. Atroce aventure qui va jusqu’au trognon humain. Plaidoyer pour l’infamie qui pourrait s’intituler Personnages parcourus d’effluves, comme ce dessin de Robert Gie, œuvre  de psychopathe sous influence livré à une machine « suspendue sur le flanc, comme un rayon d’étagère ».
Voici : une nuit, un homme s’introduit dans le box où repose une bête. Il est armé d’une scie. Est-il peintre ou bien écrivain ? Aime-t-il entendre le bruit d’une pompe à vélo gonfler des intestins jusqu’à ce qu’ils crèvent sur une feuille de papier ? Ou plus certainement cherche-t-il la veine dans l’aube noire du matin ? »
J. Cauda. »

¤ Philippe Sarr, pour « Imago » :
« Jad est écrivain. Sa vie, d’abord axée sur un rapport heureux avec les femmes, vole en éclat lorqu’un virus fatal l’infecte – lui ou son ordinateur.
Sa perception du monde change ; ses approches littéraires se désordonennt ; les frontières entre la réalité et son imaginaire se floutent.
IMAGO, œuvre de science-fiction-intime,est le troisième roman de Philippe Sarr. Fruit d’un jeu littéraire initié durant la période de confinement liée à l’épidémie du coronavirus, cette histoire, pour le moins féroce, est un trait d’union entre Les chairs utopiques (paru aux éditions sans crispation en 2018) et Tagada (La p’tite Hélène éditions, 2019). »


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